Analyse Performance et Preparation Physique
11 Mai 2014
Constant dans l’effort et dans la performance, exemplaire sur et en dehors des terrains, Aziz Benkahla mettra un terme à sa carrière de joueur à l’issue de la rencontre qui opposera Valence à Angers, demain vendredi à Mendès- France.Unanimement apprécié, Aziz n’exclut pas pour autant de poursuivre l’aventure avec le VHB.Nous l’avons rencontré.
Qu’est-ce qui a motivé votre décision ? «J’ai débuté à l’âge de 15 ans. j’en ai 37 aujourd’hui. L’envie est toujours là mais mon corps dit stop. J’ai de plus en plus de mal à récupérer. Il faut savoir raison garder.L’heure est venue pour moi de tourner la page, de passer à autre chose.»
Quelles ont été les grandes étapes de votre carrière ? «Chalon-sur-Saône,Lyon où je poursuivais mes études, Dijon puis à nouveau Chalon, j’ai pas mal bourlingué avant de poser mes valises à VillefranchesurSaône où je suis resté dix ans.C’est là que j’ai rencontré Milorad Davidovic.Nous avons joué côte à côte le temps d’une saison.Puis Datcha a pris les rênes de l’équipe.Ensemble, nous avons remporté un titre de champion de France de D2 et vécu deux accessions successives en LNH où nous avons évolué pendant plusieurs années. Lorsque le club a périclité ,je suis parti à Pau. Bruno Bertini et Hervé Sagot m’ont alors contacté et invité à m’engager avec le VHB. Leur projet était séduisant.Je n’ai pas hésité.À Valence, j’ai trouvé des dirigeants compétents avec lesquels je me suis très bien entendu.Avec un peu de recul, on peut dire qu’on a fait du bon boulot, qu’on a fait évoluer le club dans le bon sens.Un titre de champion de France de N1, une accession en Pro D2, les efforts déployés par une équipe dirigeante investie et par un collectif homogène et soudé, nous ont permis de nous inscrire durablement parmi l’élite du handball hexagonal.C’est assurément une très bonne chose.»
Des regrets ? «J’ai eu une carrière bien remplie.J’ai joué au plus haut niveau contre les
meilleurs handballeurs français avec lesquels j’ai noué de solides relations. J’ai rencontré des gens exceptionnels qui m’ont permis de grandir humainement et sportivement, qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui : Éric Lanzini, Milorad Davidovic, Thierry Perreux et beaucoup d’autres encore.Je n’oublie pas ma famille, mes proches.Tous les dirigeants, joueurs et supporters avec lesquels j’ai partagé une belle et grande aventure .Alors non,je ne regrette rien.Si c’était à refaire, je referais la même chose.»
Et demain ? «J’ai passé les diplômes d’entraîneur et de préparateur physique.Car j’ai envie de rendre tout ce que l’on m’a donné, de transmettre aux jeunes les valeurs hu maines et sportives que l’on m’a inculquées.J’ai reçu plusieurs propositions, certaines plus intéressantes que d’autres.Mais je me sens bien dans ma ville et dans mon club. Pour tout dire,il ne me déplairait pas de continuer avec le VHB. Pour autant c’est le projet le plus ambitieux qui, au final, remportera ma décision.
Yvan Bozzo